Au-delà de soi-même.

individu

L’être est une entité bien complexe. Nul ne peut le sonder que soi-même. S’auto-analyser requiert, par contre, une écoute profonde voire pénétrante des fins fonds de l’être pour oser prétendre à une véritable connaissance de soi-même. Cette connaissance véritable ne peut s’avérer réelle et juste qu’à travers les actes que nous osons entreprendre en les assumant entièrement, car ils correspondent justement et sincèrement à nos convictions,à notre philosophie la plus légitime et la plus proche de notre conception de la vie.

Ce n’est qu’une fois qu’on traduit nos pensées en actes concrets que nous pouvons,alors, estimer que nos pensées sont véritables, crédibles et fiables. Mais encore faut-il les assumer. Ceci implique que l’être en admette pleinement les conséquences et en tolère les effets aussi néfastes soient-ils.

Seulement, parler d’actes et de conséquences n’a raison d’être que parce qu’intervient la notion de l’Autre. Ce sont ,donc, les notions du regard de l’autre, de l’éthique, de la croyance, de l’interdit, de la bienséance, du communément admis, du tolérable et de bien d’autres notions qui font que nos actes deviennent sujets à d’interminables critiques ou interprétations. De ce fait, a lieu d’apparaitre la hantise des conséquences qui commencent à peser leurs poids sur les pensées en les freinant jusqu’à la frustration.

L’être est alors confronté à une frontière à la fois harassante et privative entre ses pensées et ses actes. S’opère ensuite des contradictions effroyables entre l’acte accompli et la pensée propre de l’individu qui se voit contraint d’agir contrairement à ce qu’il pense. D’où le sentiment d’une souffrance terrible et injuste qui nait d’un perpétuel conflit entre ce qui constitue l’essence vraie de ce que l’on pense sincèrement et de ce que l’on est contraint d’accomplir par complaisance.

Un dilemme monstrueusement déchirant s’installe et s’impose. Faut-il agir conformément à ce que nous dicte notre pensée profonde en la traduisant en actes assumés quitte à déplaire à la société ? Ou, alors, faut-il agir conformément à ce que nous dicte la société en accomplissant des actes hypocrites et complaisants quitte à frustrer nos pensées les plus abyssales; les plus vraies?

La décision si complexe, si embarrassante soit-elle est pourtant si inéluctable. Elle nous vaudra ou admission ou exclusion.

Admis et frustré; exclu et satisfait sont à la fois deux options aussi bien déstabilisantes que tentantes.

Choisir et assumer demeure une donne vitale pour espérer aller au-delà de soi-même.

HALIM

Sages Délires |
Les mots vainqueurs |
Le mystère du lapis-lazuli |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Il y a penser et pensées ...
| mademoisellec
| carnet de notes