Flagrante aberrance!

Dans notre vie de tous les jours la politique de l’absurde nous accompagne inlassablement. Notre pays souffre incontestablement d’une infinité d’aberrances flagrantes qui vous laissent sans voix. Contemplons ensemble un peu la politique suivante :

Dans notre pays où le taux de pauvreté est des plus accablants, notre gouvernement parle de crise économique qui affaiblit les caisses de l’état et par conséquent atteste que des mesures sérieuses s’imposent. Nous comprenons par là le désarroi de l’état et de ses gérants à satisfaire les revendications, combien pressantes, des citoyens. L’état n’arrive pas à caser ses chômeurs, l’état n’arrive plus à faire face aux multiples maux qui tenaillent à longueur de jours, de semaines, de mois, d’années cette majorité du peuple qui n’aspire qu’à une seule légitimité : celle de la dignité humaine, celle d’une vie descente, celle d’un être humain.

Devant une telle crise, les gouvernements, qui témoignent d’un peu de jugeote et de respect pour leurs citoyens qui se trouvent être leur seule raison d’être, prennent la simple et la raisonnable décision de serrer la ceinture de leurs budgets et donc de leurs dépenses dans l’unique perspective de pallier à la dite crise et de par là améliorer le niveau de vie de ceux qui les ont élu et leur ont accordé leur entière confiance pour qu’ils créent pour eux un pays digne et bon d’y vivre.

Seulement chez- nous, nos fameux élus, au lieu de serrer la ceinture de leurs budgets, ils excellent et se surpassent dans les dépenses qui laissent le pauvre citoyen ahuris, désabusé et vivant avec le terrible sentiment d’être trahi. Comment un simple citoyen qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, si bout il y a, et qui peine à faire entendre ses revendications les plus légitimes, peut-il réagir devant la mise en circulation, quasi quotidienne, de superbes voitures de luxes au service de ce dit gouvernement et de son armadas de fonctionnaires ?

Chaque jour que Dieu fait, le pauvre citoyen est spectateur d’une comédie burlesque qui fait grincer les dents, même à ceux qui les ont déjà perdues par manque de couverture sociale, un spectacle qui sert les cœurs, mais aussi les poings, chaque jour les rues des villes du pays voient défiler les derniers modèles de voitures conduites par des fonctionnaires, des cadres et on ne sait quelle autres serviteurs de l’Etat.

Quand le citoyen pense le plus naïvement du monde qu’une seule de ces voitures avec son prix d’usine (car le gouvernement ne se permet pas d’acheter de la bonne occasion pour ses fonctionnaires), ses prix d’entretient et de son carburant mensuels sans oublier son assurance et sa vignète, pourraient correspondre au prix que ce même gouvernement pourrait employer pour faire travailler des dizaines de chômeurs et rendre heureux autant de familles , ce pauvre citoyen ne peut s’empêcher de penser qu’il se fait mener en bateau par ceux à qui il a délégué de gérer son avenir.

Le spectacle est certes captivant, mais par son absurdité et par le désespoir qu’il fait naitre chez tout un citoyen qui se sent leurrer par ceux en qui il a eu confiance.

N’est-elle, donc, pas absurde cette politique qui place l’argent du contribuable dans des voitures derniers cris au service de fonctionnaires qui n’hésitent pas à narguer quotidiennement le pauvre citoyen par l’usage également absurde de ces dites voitures ?N’est-ce pas une attitude à le faire davantage plonger dans son désarroi le plus absolu ? Il n’y a pas d’argent pour palier à la pauvreté du peuple et à ses multiples revendications les plus légitimes, mais il y a des milliards à placer dans des voitures de luxe au profit de fonctionnaires privilégiés ! Le gouvernement excelle à serrer la ceinture, mais celle du citoyen !

Si c’est cela la politique alors elle est belle et bien absurde.

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